À la une

Métiers actu'

Le SPIIL, un syndicat pour la presse en ligne 

Gabrielle Boeri-Charles, directrice du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (SPIIL), est venue présenter ses ambitions aux adhérents du Club de la presse. 

 

Indépendance, juridiction et définition de principes

Créé en 2009, le SPIIL entend défendre les intérêts de la presse en ligne. Pour cela, plusieurs missions sont définies. Pour commencer, indépendance* et qualité sont promues par le syndicat. Il insiste sur ce point en exigeant de ses membres la poursuite d’une indépendance éditoriale édictée par la charte de Munich (déclaration des devoirs et des droits du journaliste, 1971). 

 

Le SPIIL souhaite également valoriser le développement économique de ces entreprises de presse, notamment par la défense du cadre juridique. Dans ce sens, il milite pour abolir les discriminations entre les supports papier ou numérique. En effet, le syndicat dénonce une concentration des aides, directes et indirectes, en faveur de la presse papier. 

 

Le SPIIL se propose finalement de renforcer le métier d’éditeur de presse en ligne, définissant des « principes de fonctionnement commun ». Le rassemblement de la profession ambitionne ainsi une réflexion sur les enjeux qu’elle porte. 

 

Quels moyens de réflexion et d’action ? 

Plusieurs propositions viennent éclairer sa volonté d’action. On compte en particulier l’idée d’un soutien au financement des entrepreneurs de presse : création de bourses, attractivité des dispositifs IFCIC (voir encadré), incubateurs dédiés, promotion du format d’entreprise solidaire, incitation à l’investissement particulier. 

 

Les événements organisés par le SPIIL questionnent toutes les facettes de son engagement. Les derniers concernaient ainsi la sécurisation informatique, ou les sources de revenus alternatives aux abonnements et à la publicité. Plusieurs services sont également proposés par le syndicat, pour soutenir entrepreneurs et gérants de presse en ligne. 

 

*Le SPIIL définit le média indépendant : il est soit une société, détenue en majorité par des personnes physiques ou morales, dont l’activité principale se situe dans l’univers médiatique, soit une association dont les revenus sont diversifiés.

A. Gailhard

 

 

 

 

L’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) est une banque aux capitaux privés (51%) et publics (49%). Il soutient les « industries culturelles », dont le modèle économique correspond peu aux banques classiques. 

Doté par le Ministère de la culture et de la communication, il donne accès à deux outils : le prêt ou la garantie pour un prêt bancaire. 

Pour le moment, il s’adresse aux entreprises qui éditent, en papier ou en numérique, des publications quotidiennes ou assimilées, d’information politique et générale. 

À lire aussi