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Storytelling : allez, raconte moi une histoire

On estime à 100 millions le nombre d’internautes qui regardent chaque jour une vidéo en ligne. Le storytelling video devient un passage obligé pour communiquer sur son entreprise.

Le storytelling video, c'est une façon subtile de capter l'attention sur les réseaux sociaux. Un public très volatile qui fuit dès qu'on l'aborde trop "front marketing" ("lourdingue", si vous préférez). Le principe est simple : raconter sa marque via des histoires captivantes plutôt que mettre en avant des arguments "produit". L'histoire convoque l'émotion plutôt que la raison. Les techniques, elles, sont diverses :

Le tableau blanc
Que l'on traduira en anglais par "whiteboard animation". L'histoire se déroule en direct sous le crayon du dessinateur. Une fois l'histoire écrite, on détermine un storyboard que l'on confie à un illustrateur qui va dessiner à main levée sous l'oeil de la caméra. L'image sera ensuite accélérée au montage pour donner du rythme et accompagnée d'une voix off. Pour une production "low cost", on peut confier tout ça à un logiciel (type VideoScribe). Mais c'est un peu dommage, avec tous ces illustrateurs qui ont fait l'effort de traverser la rue pour trouver du travail... et puis, n'oubliez pas : pour être partagé sur les réseaux, il faut de la qualité et de l'originalité.

 

Le graphisme animé
"Motion design" pour les intimes. Même principe à la base : raconter une histoire mais à travers un univers graphique (typographies, dessins, photographies ...) que l'on va mettre en mouvement. On est dans un univers plus arty et soigné que le tableau blanc, moins onéreux que la prise de vue réelle. 2 D, 3 D, effets spéciaux... tout est permis par la créativité du graphiste (appelé ici "motion-designer")

 

La super prod'
Avec un budget illimité, on peut raconter son histoire en mode cinéma, costume et comédiens. En 2018, pour fêter son bicentenaire, la Caisse d'épargne produit La fabuleuse histoire des Caisses d'épargne en 8 épisodes de 5 à 6 minutes. Au menu, humour, pédagogie et comédiens reconnus pour leur second degré (Catherine Jacob). Au final, sur Youtube, cela fait peut-être moins de vues qu'un chaton qui se bat avec un concombre, mais cela participe certainement, dans le cadre d'une communication globale, à créer un sentiment de proximité avec la marque. Avec cette démarche, la banque à l'écureuil fleurte carrément avec l'univers de la web-série... mais ça, c'est une autre histoire !

 

Vincent Girard

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