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Spécial Covid19

Zoom sur ... « On arrête tout », les pigistes en grande galère

Les journalistes pigistes "autrement dit précaires", qu'ils soient rédacteurs, JRI ou photographes sont les premier·es touché·es par la baisse d'activité que subissent la majorité des médias français dans le contexte d'épidémie de covid19. 

 

Ils voient les journaux, les radios, les télés, les pure-players annuler leurs commandes, ne plus publier leurs reportages ou leurs photos. C'est pour eux une catastrophe et "vu que le mot d'ordre est "restez chez vous" c'est donc bye bye le boulot"explique "Profession pigiste".

Une question les agite au plus haut point : auront-ils, eux aussi, droit au chômage partiel ? 

Cette mesure est jusque-là soumise au bon vouloir des rédactions. 

Pour ce qui concerne les revenus des photographes pigistes ; ils sont maintenant évalués annuellement par l'Urssaf du Limousin qui est donc  en capacité de calculer les revenus de tel ou tel auteur. La profession demande que l'Urssaf du Limousin ouvre un guichet unique d'aides avec des démarches simples et universelles afin de ne plus morceler les versements en fonction des secteurs dans lesquels les auteurs travaillent. 

Aujourd'hui très peu de groupes de presse ont mis en place une mesure de chômage partiel. La majorité des pigistes est en dessous des seuils minimums et n'ont donc accès à ces mesures sociales. Pour l'immense majorité d'entre eux ces prochains mois vont être très difficiles avec des chutes de revenus de -50 à -80%.

En conclusion temporaire, toutes celles et ceux qui sont affectés par ces baisses ou ces absences de travail doivent pouvoir bénéficier des mesures de chômage technique mises en place par l'État.

Plusieurs syndicats représentatifs de la profession ont mis en ligne pétition à ce sujet : pour la signer, c'est par ici !
 

Pascal Parrot pour le Club de la presse

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